Marseille et les îles au XVIIIe siècle
2009
Lucien René ABENON

Extrait de : "Circulation des matières premières en Méditerranée, transferts de savoirs et de techniques (édition électronique)"
sous la direction de Jean-René Gaborit ; 128e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bastia, 2003

Lucien ABENON, Laura BALLETTO, Annie BLANC, Philippe BLANC, Françoise BLECHET , Alain BOUTHIER, André BUISSON, Pierre-Jean CAMPOCASSO, Michèle CASANOVA, Céline GASLAIN, Catherine CHADEFAUD, Vincent-Pierre COMITI, Emile EADIE, Gérard FOUCHARD, Lucien LAJONCHERE , Geneviève MAROTEL, Pierre MORIZOT, Raphaële MOUREN, Martine PLOUVIER, Fabienne WATEAU

Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 7-15
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les relations entre Marseille et les Antilles ont été tardives. En 1717, la ville avait été oubliée lorsque fut établie la liste des villes autorisées à commercer avec les îles. Deux ans plus tard cet oubli fut réparé. Dès lors, la ville expédia vers les territoires français de l'Amérique tropicale du vin, de l'huile d'olive, du savon, des eaux de vie, des fruits séchés etc. Elle en reçut en contrepartie des sucres que Marseille réexpédia dans tout son hinterland. Les négociants de la ville eurent un rôle particulièrement important dans ce domaine, mais ils négligèrent le commerce négrier. À la fin de l'Ancien Régime, Marseille vient au troisième rang des ports français commerçant avec les Antilles.