La médecine corse à la fin du XVIIIe siècle, au carrefour des savoirs et des pratiques
2009
Vincent-Pierre COMITI

Extrait de : "Circulation des matières premières en Méditerranée, transferts de savoirs et de techniques (édition électronique)"
sous la direction de Jean-René Gaborit ; 128e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bastia, 2003

Lucien ABENON, Laura BALLETTO, Annie BLANC, Philippe BLANC, Françoise BLECHET , Alain BOUTHIER, André BUISSON, Pierre-Jean CAMPOCASSO, Michèle CASANOVA, Céline GASLAIN, Catherine CHADEFAUD, Vincent-Pierre COMITI, Emile EADIE, Gérard FOUCHARD, Lucien LAJONCHERE , Geneviève MAROTEL, Pierre MORIZOT, Raphaële MOUREN, Martine PLOUVIER, Fabienne WATEAU

Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 112-115
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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L'histoire de la santé en Corse est, à bien des égards, originale.
Il ne s'agit pas d'une histoire linéaire et, pour nous en tenir aux deux derniers siècles, on peut distinguer une période de déclin marquée qui s'étend de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe siècle. C'est alors que la pathologie transmissible cesse progressivement d'être un problème majeur. Le déclin pratiquement total du paludisme est le phénomène le plus marquant, mais il ne faut pas occulter les progrès de l'hygiène.
Le relief insulaire permettra à certaines pathologies de rester relativement peu présentes et l'on peut citer ici la poliomyélite mais diphtérie, typhoïde et tuberculose hantent les villes et ne faibliront qu'au XXe siècle. La misère s'installe dans les villes corses à partir de la fin du XXe siècle et la « médecine sociale », qu'on nous pardonne cet affreux anachronisme, recule.
La fin du XVIIIe siècle est, à bien des égards, particulière. C'est en effet à cette époque que la confrontation de plusieurs courants permet à la médecine corse d'être une des plus efficace du Bassin méditerranéen, ce qui se poursuivra jusqu'au déclin qui surviendra à la fin du XIXe siècle.