Le Bassin méditerranéen, un espace privilégié d'échange commercial pour les confiseurs d'Auvergne
2009
Lucien LAJONCHÈRE

Extrait de : "Circulation des matières premières en Méditerranée, transferts de savoirs et de techniques (édition électronique)"
sous la direction de Jean-René Gaborit ; 128e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bastia, 2003

Lucien ABENON, Laura BALLETTO, Annie BLANC, Philippe BLANC, Françoise BLECHET , Alain BOUTHIER, André BUISSON, Pierre-Jean CAMPOCASSO, Michèle CASANOVA, Céline GASLAIN, Catherine CHADEFAUD, Vincent-Pierre COMITI, Emile EADIE, Gérard FOUCHARD, Lucien LAJONCHERE , Geneviève MAROTEL, Pierre MORIZOT, Raphaële MOUREN, Martine PLOUVIER, Fabienne WATEAU

Paris, Éditions du CTHS
2009
p.139-148
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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La Méditerranée a été, de tout temps, pour les confiseurs d'Auvergne de la région clermontoise, une zone d'influence productive et commerciale importante ; mais, au cours des XIXe et XXe siècles, elle a été, plus particulièrement, le centre d'un marché fructueux dans l'écoulement « marchand » de leurs productions fines renommées vers les pays riverains de cette mer « eurafricaine ». Elle a formé, pour leur art, un véritable pôle d'échange commercial puisque ces confiseurs importaient aussi, en amont de la fabrication, une partie de leurs approvisionnements en matières premières des contrées du pourtour de ce bassin marin que les Romains avaient baptisé « Mare nostrum ».
Une des plus grosses bonbonneries de Clermont-Ferrand, la Maison « E. Vallon de la Villette et A. Prunière », s'était alors taillée, pendant près d'une centaine d'années, du Second Empire aux années 1950, un débouché commercial de grande ampleur et pratiquement exclusif en Afrique du Nord. Cette aventure commerciale marquante à travers le Bassin méditerranéen, menée par des confiseurs auvergnats mérite une mise en valeur sur le plan historique.
Sont évoqués, à ce sujet, deux de ces figures de « maîtres-confiseurs » qui ont réussi cette percée commerciale : celle de Pierre Pochet, président de la Chambre syndicale des confiseurs et Confituriers d'Auvergne de 1945 à 1972, ancien président-directeur général de la confiturerie H. Humbert à Clermont-Ferrand, témoin érudit jusqu'à la fin de sa vie, du savoir-faire de son métier si réputé en Auvergne et qui nous a quitté, en septembre 2002 ; celle aussi d'un ami du précédent, ancien directeur de fabrication des Confiseries Vallon de la Villette et Prunière, décédé en 1969, confiseur de compétence professionnelle unanimement reconnue et voyageur infatigable pour l'expansion du rayonnement commercial des confiseries d'Auvergne en Afrique du Nord.