Le temps et le droit forestier
2008
François Lormant

Extrait de : "Le temps vu par... (édition électronique)"
sous la direction de Christiane Villain-Gandossi et Jacqueline Lorenz ; 129e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004

Christiane Villain-Gandossi, Jacqueline Lorenz, Paolo Facchi, Serge Lewuillon, Marie-Françoise Diot, Christophe Gauchon, Christian Amalvi, Pascal Barraillé, Jean Duma, Thierry Lassabatère, Pierre Albert, Jan Berting, Bruno Guérard, Jean-François Loudcher, Jean-Nicolas Renaud, Françoise Putod-Vacheret, Frédéric Trautmann, Paul Adam, Aleksandra Dziadkiewicz, Yves Gilli, Daniel Pajaud et Christiane Villain-Gandossi, Christine Bousquet-Labouérie, Frédéric Chauvaud, Oscar Jané, François Lormant, Ania Guini-Skliar
Paris, Éditions du CTHS
2008
p. 271-279
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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La loi est naturellement modelée par le temps. L'historien du droit sait bien que les règles actuellement en vigueur sont issues d'une lente évolution. Des pans entiers de notre Droit sont peu ou mal connus. Tel est par exemple le cas du droit forestier. Il régit les relations de l'homme et de la forêt, tant pour la construction (maritime par exemple), pour le chauffage des habitations et des usines (forges, salines, etc.). La gestion et l'administration des forêts et la croissance des arbres obéissent à des référentiels de temps différents. Alors qu'il faut plus de deux cent cinquante ans pour obtenir un bon chêne propre à l'usage de la marine, il ne faut que quelques minutes au plus pour l'abattre. Si le droit doit prévoir le cadre juridique d'une bonne gestion des forêts sur plusieurs siècles, il doit aussi répondre aux sollicitations permanentes des besoins des populations qui réclament leur portion d'affouage régulier. Nous envisagerons l'histoire du droit forestier depuis la Révolution par rapport à la question du temps, en montrant que cette relation est au cœur de la préoccupation des forestiers et des hommes des « temps nouveaux ».