La notion de temps dans l'emploi de la pierre en architecture à Paris sous l'Ancien Régime
2008
Ania Guini-Skliar

Extrait de : "Le temps vu par... (édition électronique)"
sous la direction de Christiane Villain-Gandossi et Jacqueline Lorenz ; 129e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004

Christiane Villain-Gandossi, Jacqueline Lorenz, Paolo Facchi, Serge Lewuillon, Marie-Françoise Diot, Christophe Gauchon, Christian Amalvi, Pascal Barraillé, Jean Duma, Thierry Lassabatère, Pierre Albert, Jan Berting, Bruno Guérard, Jean-François Loudcher, Jean-Nicolas Renaud, Françoise Putod-Vacheret, Frédéric Trautmann, Paul Adam, Aleksandra Dziadkiewicz, Yves Gilli, Daniel Pajaud et Christiane Villain-Gandossi, Christine Bousquet-Labouérie, Frédéric Chauvaud, Oscar Jané, François Lormant, Ania Guini-Skliar
Paris, Éditions du CTHS
2008
p. 283-291
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le calcaire lutétien utilisé comme pierre à bâtir dans l'architecture parisienne sous l'Ancien Régime était employé par les architectes selon plusieurs critères, techniques et esthétiques. À travers ces critères, la notion du temps apparaît comme fondamentale. D'une part, au sujet de l'exploitation et de la mise en œuvre des pierres : choix judicieux de la saison pour l'extraction, période d'attente due au séchage des blocs au sortir de la carrière avant leur mise en œuvre dans le bâtiment, pas de précipitation dans la taille des pierres. D'autre part, régulièrement au cours des siècles, les architectes ont cherché à vérifier la bonne tenue des matériaux de construction dans les édifices. L'exemple le plus frappant est l'ordre donné par Colbert aux architectes, membres de l'académie royale d'Architecture, d'aller visiter les carrières et les anciens monuments afin de voir si ces derniers avaient bien résisté au temps : les pierres ont-elles été correctement choisies ? Quelle garantie avaient les commanditaires ? Quelle leçon pouvait-on tirer du passé pour les bâtiments futurs ?