L'œuvre de Henri Hogard, membre de la commission des Antiquités du département des Vosges (1820-1824) ou La production archéographique vosgienne du XIXe siècle au service de la recherche actuelle
2008
Charles Kraemer

Extrait de : "Images et relevés archéologiques, de la preuve à la démonstration (édition électronique)"
sous la direction d'Olivier Buchsenschutz ; 132e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Arles 2007

Charles Kraemer, José Luis Cortès, Françoise Lecocq, Éric Broine, Armelle Alduc-Le Bagousse, Jean-Paul Saint-Aubin, Olivier Buchsenschutz, Romain Pigeaud, Nicolas Paparoditis, Camille Bourdier, Oscar Fuentes, G. Hamon, Geneviève Pinçon, Michel Daeffler, Julien Cavero, Marie-Pierre Jézégou, Hans Günter Martin, Corinne Sanchez, Klaus Storch, Laurent Carozza, Jean-Michel Carozza, Albane Burens-Carozza
2008
p. 7-32
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Sous l'impulsion de Jean-Baptiste Prosper Jollois - membre de l'expédition française en Égypte où il s'initia à l'archéologie de 1798 à 1802, et co-auteur de la prestigieuse Description d'Égypte en vingt-trois volumes - le département des Vosges, où il occupa le poste d'ingénieur des Ponts et Chaussées de 1819 à 1822, connut de considérables fouilles archéologiques. Celles-ci firent l'objet de rapports de fouilles argumentés, dans lesquels la part de l'iconographie fut essentielle. Pour la réaliser, Jollois s'entoura de compétences locales, notamment du célèbre artiste peintre Charles Pensée, dont l'œuvre qu'il donna à la Société d'émulation du département des Vosges - conservée au musée départemental d'Art ancien et contemporain, à Épinal - a servi, en 1843, à l'illustration du Mémoire sur quelques antiquités remarquables du département des Vosges. Moins connu, son oncle, l'arpenteur forestier et géomètre Henri Hogard, qui le forma aux mathématiques et au dessin, fut membre, dès sa fondation en 1820, de la Commission départementale à pratiquer des fouilles. Il s'intéressa surtout à quelques monuments de l'époque médiévale, dont il laissa quelques planches inédites. Ce fonds documentaire composé de relevés cotés et riches en couleurs reste, par son souci du détail et en dépit des techniques de représentation désuètes, une référence pour l'archéologue d'aujourd'hui.