L'image numérique au service de l'histoire et du patrimoine : de la maquette de Paul Bigot à une Rome virtuelle
2008
Françoise Lecocq

Extrait de : "Images et relevés archéologiques, de la preuve à la démonstration (édition électronique)"
sous la direction d'Olivier Buchsenschutz ; 132e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Arles 2007

Charles Kraemer, José Luis Cortès, Françoise Lecocq, Éric Broine, Armelle Alduc-Le Bagousse, Jean-Paul Saint-Aubin, Olivier Buchsenschutz, Romain Pigeaud, Nicolas Paparoditis, Camille Bourdier, Oscar Fuentes, G. Hamon, Geneviève Pinçon, Michel Daeffler, Julien Cavero, Marie-Pierre Jézégou, Hans Günter Martin, Corinne Sanchez, Klaus Storch, Laurent Carozza, Jean-Michel Carozza, Albane Burens-Carozza
2008
p. 47-54
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Réalisée de 1904 à 1942 par l'architecte Paul Bigot, Grand Prix de Rome en 1900, la maquette de Rome antique à l'université de Caen offre une vision aérienne de la capitale au IVe siècle ap. J.-C., à son apogée monumental. Dans un projet original, Paul Bigot s'était posé la question de l'image de la ville à partir des fragments de la Forma urbis<:i> sévérienne, faisant des choix esthétiques en tant qu'architecte, mais surtout des choix scientifiques en tant que chercheur passionné d'histoire. Son plan-relief, exposé à Rome, puis en France, en Belgique et aux USA, suscita en Italie l'émulation d'Itali Gismondi, auteur du Plastico du museo della Civilità romana. Objets figés et datés, ces plans appartiennent désormais au patrimoine des musées. Aujourd'hui, la maquette numérique en trois dimensions peut donner aux monuments même disparus une gamme d'échelles et de points de vue permettant, grâce à la navigation virtuelle, de restituer l'espace de Rome dans les conditions « réelles » d'autrefois.