De l'épave à l'image de synthèse. Analyse des épaves au moyen de l'outil informatique
2008
Michel Daeffler

Extrait de : "Images et relevés archéologiques, de la preuve à la démonstration (édition électronique)"
sous la direction d'Olivier Buchsenschutz ; 132e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Arles 2007

Charles Kraemer, José Luis Cortès, Françoise Lecocq, Éric Broine, Armelle Alduc-Le Bagousse, Jean-Paul Saint-Aubin, Olivier Buchsenschutz, Romain Pigeaud, Nicolas Paparoditis, Camille Bourdier, Oscar Fuentes, G. Hamon, Geneviève Pinçon, Michel Daeffler, Julien Cavero, Marie-Pierre Jézégou, Hans Günter Martin, Corinne Sanchez, Klaus Storch, Laurent Carozza, Jean-Michel Carozza, Albane Burens-Carozza
2008
p. 143-178
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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L'étude de l'architecture navale ancienne requiert des outils permettant d'analyser les sources, d'expérimenter les hypothèses architecturales, de réaliser des modèles d'étude (maquettes virtuelles) et de les « tester » en les soumettant à différentes conditions d'utilisation du navire et d'environnement maritime. Une telle méthode peut être appliquée à diverses recherches archéologiques ou historiques. L'exemple de l'épave Calvi I, datée de la fin du XVIe siècle, en est un bon exemple. L'usage de la conception assistée par ordinateur (CAO) a permis de rechercher les méthodes de conception des formes de carène, grâce à une analyse géométrique et topologique de l'ensemble des couples. Ce type d'analyse a permis de reconstituer les outils de tracé de la membrure et de les utiliser comme de véritables instruments virtuels pour la reconstitution de la coque.
L'emploi de logiciels d'architecture navale facilite beaucoup l'étude des anciennes charpentes navales. En nous appuyant sur des sources archéologiques, telles que les épaves de Saint-Vaast-la-Hougue et des documents d'archives, nous pouvons reconstituer en trois dimensions chaque pièce de charpente et les « manipuler » pour leur mise en place dans la coque. Nous pouvons ainsi mieux comprendre la mise en œuvre des bois et les techniques d'assemblage par la réalisation d'une maquette d'arsenal virtuelle.
Ces reconstitutions numériques sont alors « testées » en faisant varier différents paramètres de chargement et de tirant d'eau afin de mieux appréhender leur stabilité et leur comportement en mer.