La mission mouvementée d'un envoyé spécial du Comité du salut public en Barbarie (1795-1797)
2009
François ARNOULET

Extrait de : "Circulation des hommes et des idées à l'époque révolutionnaire (édition électronique)"
sous la direction de Claudy Valin ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Philippe Barlet, Jean Bart, Claudy Valin, Anna-Maria Rao, François Arnoulet, Élisabeth Audoin, Robert Chagny, Odile Gannier, Marie-Séverine Pillon, Mireille Lobligeois, Isabelle Mayaud, Roger Texier
Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 55-60
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Nommé pour les inspections des consulats d'Alger, Tunis et Tripoli avec mission de surveillance des citoyens français y résidant, Aloïs Herculais va faire preuve d'une rigueur révolutionnaire tout en se livrant à des trafics douteux et à des extravagances personnelles. La correspondance politique consulaire, les rapports adressés par cet envoyé extraordinaire, les lettres du personnel diplomatique congédié sur son ordre permettent de connaître l'atmosphère qui régnait à cette époque dans les milieux français en Barbarie et la désorganisation qui en avait résulté dans les chancelleries. De plus, le comportement des autorités dirigeantes dans ces régences face à ce soupçonneux chargé de mission peut constituer une approche de la réaction des musulmans vis-à-vis de ce nouveau régime qui s'instaurait en France.
Lorsque Herculais sera rappelé par le Directoire en mai 1797, alors qu'il se trouvait à Tripoli, sa curieuse mission et ses erreurs d'appréciation seront passées sous silence par Delacroix, le ministre des Affaires étrangères ; aucune enquête ne sera diligentée, mais tout le personnel consulaire sera réhabilité.