Louis Ohier de Grandpré (1761-1846)
2009
Mireille LOBLIGEOIS

Extrait de : "Circulation des hommes et des idées à l'époque révolutionnaire (édition électronique)"
sous la direction de Claudy Valin ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Philippe Barlet, Jean Bart, Claudy Valin, Anna-Maria Rao, François Arnoulet, Élisabeth Audoin, Robert Chagny, Odile Gannier, Marie-Séverine Pillon, Mireille Lobligeois, Isabelle Mayaud, Roger Texier
Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 113-120
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Louis Ohier de Grandpré refusait la qualification d'aventurier, à laquelle pourtant se prête sa vie. Voyageant sur mer et sur terre, en Asie, en Afrique, en Europe, pendant une période troublée (avant, pendant, après la Révolution), ce qui explique sa carrière chaotique, il est tour à tour armateur et marchand, agent secret, officier, ingénieur, écrivain.
Après la campagne de Suffren en Inde (1782), il devient armateur à La Rochelle, fait du commerce avec l'île de France (île Maurice), organise en 1792 le départ du gouverneur de Pondichéry. Prisonnier des Anglais en 1793-1794, il rejoint ensuite l'armée de Condé en 1795. Arrêté comme royaliste en 1797, il s'évade et s'échappe grâce à la vigueur de son cheval. Emprisonné au Temple en 1801, il est relâché par Fouché, qui s'intéresse à ses Voyages en Asie et en Afrique. Il écrit aussi un Abrégé de géographie physique et un Répertoire polyglotte de la marine ainsi qu'un Manuel de serrurerie qui sera réédité cinq fois de 1827 à 1853. Grandpré collabore aux travaux des sociétés savantes (Société des antiquaires, Société de géographie) et il invente divers instruments dont une boussole appréciée par les navigateurs. Ses ouvrages sont connus et sa personnalité aux multiples facettes mérite d'être étudiée.