Deux personnages révélateurs des débats de leur temps : Albert Vandel et F.-M. Bergougnioux à Toulouse de 1941 à 1945
2009
Pierre F. Burollet

Extrait de : "Concepts, cultures et progrès scientifiques et techniques, enseignement et perspectives (édition électronique)"
sous la direction de Gérard Pajonk ; 131e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Grenoble, 2006
Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 19-22
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Albert Vandel, professeur de zoologie à la faculté des sciences, enseignait les résultats les plus nouveaux à l'échelle mondiale : la cytologie avec les virus et ultra-virus, les chromosomes, les gènes, les acides nucléiques ; ontogénie et phylogénie, moulages crâniens des vertébrés, parthénogénèse et spanandrie géographique contribuant à la survie des espèces. Ses recherches sur les animaux terrestres et dulçaquicoles lui avaient prouvé l'exactitude de la dérive des continents, niée à l'époque par les géologues.
François-Marie Bergounioux, franciscain, professeur à l'Institut catholique, était un précurseur aussi bien en sédimentologie qu'en paléontologie. Alors que les églises se méfiaient de l'évolution et que Rome était réticente à l'égard de Teilhard de Chardin, il avait réussi une synthèse harmonieuse entre la science de l'évolution et sa foi avec une lecture cohérente des onze premiers livres de la Genèse.