Histoire et modernisation des techniques de production et des relations des caisses de sécurité sociale avec leurs « clients » de 1945 à nos jours
2009
Florent Vanremortere

Extrait de : "Concepts, cultures et progrès scientifiques et techniques, enseignement et perspectives (édition électronique)"
sous la direction de Gérard Pajonk ; 131e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Grenoble, 2006
Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 107-112
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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La Sécurité sociale française de 1945 était l'héritière des caisses d'assurances sociales créées dans les années 1930. Les moyens techniques utilisés à ses débuts furent donc, dans un premier temps, ceux existants au lendemain de la Seconde Guerre mondiale dans le secteur des assurances sociales. Crayons indélébiles, machines à écrire mécaniques avec quelques additionneuses imprimantes par touches seront donc les outils des premières années des caisses manuelles.
En un demi-siècle, les techniques de production et de communication vont évoluer de façon impressionnante sinon spectaculaire.
Le traitement quasi manuel des feuilles de soins « papier », par exemple, va presque complètement disparaître aujourd'hui et demain au profit d'éléments virtuels circulant du professionnel de santé, au moins pour ses actes médicaux, jusqu'au compte bancaire ou l'assuré pour ses remboursements en passant par des centres de traitement informatique de plus en plus concentrés pour des groupements de caisses de plus en plus importants.
Mais cette évolution s'est faite de façon très contrastée et assez différente selon les branches de la Sécurité sociale, la nature des avantages servis aux bénéficiaires et le rythme des interventions à leur profit.
Le versement à périodicités fixes des allocations familiales, le caractère aléatoire mais de masse des feuilles de soins, le calcul à une période donnée de la vie d'une pension de retraite ont amené les caisses à recourir plus ou moins rapidement et de façon plus ou moins sélective aux nouvelles technologies. C'est ainsi, par exemple, qu'en raison de l'afflux quotidien de plus en plus important de feuilles de soins en assurance maladie, les caisses seront parmi les premières utilisatrices des systèmes de lecture optique de caractères manuscrits. C'est donc l'histoire peu connue d'une évolution technologique propre à une institution pourtant si nécessaire à nos concitoyens que se propose d'évoquer la présente communication issue essentiellement des expériences vécues par son auteur au cours de sa carrière professionnelle.