Une transformation pour l'avenir : le chemin de fer (considéré à travers des pages de littérature)
2009
Tommaso Meldolesi

Extrait de : "Concepts, cultures et progrès scientifiques et techniques, enseignement et perspectives (édition électronique)"
sous la direction de Gérard Pajonk ; 131e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Grenoble, 2006
Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 113-118
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les représentations de l'avenir au XIXe siècle, descendant des philosophes et de la révolution industrielle, sont dominées par l'idée de progrès. Le chemin de fer en est un exemple éloquent. Dès le début de l'ère du rail, parmi les réactions de crainte face au train, les idées utopistes des saint-simoniens (qui seront développées dans les œuvres de Cabet, Moilin, Pouget et Pateau) trouvent des retentissements en littérature. Lamartine déclare la conquête du monde par le train. Gastineau considère les distances anéanties par la vapeur. Zola prêche, par l'avenir des machines, le développement de la société. Verne imagine la ville de Paris au XXe siècle. Le mouvement imprimé par le chemin de fer rend la vie des hommes plus instable et incertaine, mais projetée vers un avenir ouvert à de nouveaux horizons. Des rêves abstraits, suspendus entre tradition et innovation, portent en soi l'élan dynamique indispensable d'une part pour dépasser les limites imposées par la réalité, et d'autre part pour essayer d'envisager un renouvellement total du monde.