La vulgarisation scientifique au XIXe siècle : entre tradition encyclopédique et nouvelle forme romanesque
2009
Annie Lagarde

Extrait de : "Concepts, cultures et progrès scientifiques et techniques, enseignement et perspectives (édition électronique)"
sous la direction de Gérard Pajonk ; 131e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Grenoble, 2006
Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 137-146
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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La science et la technique sont passées au XIXe siècle du statut de « connaissances utiles » à celui de « bonne littérature » recommandée à la jeunesse et au peuple.
Vers 1830, c'est le temps des philanthropes et des saint-simoniens, jeunes gens désintéressés qui veulent, dans la tradition encyclopédique, apporter leur contribution à la diffusion des connaissances. La science, sous sa forme officielle, se dévoile au grand public grâce à Arago en 1835, mais elle ne s'émancipe qu'après 1850 avec la création de journaux spécialisés d'abord lus par quelques érudits (Le Cosmos de l'abbé Moigno), puis accessibles au plus grand nombre par la variété des sujets abordés et la qualité des illustrations (La Nature de Tissandier).
Nous analyserons les étapes qui ont jalonné ce parcours, du Magasin pittoresque de Charton (1833) à La Nature de Tissandier (1873), préparant le règne d'écrivains spécialisés, vulgarisateurs ou romanciers, reconnus et appréciés comme Louis Figuier ou Jules Verne.