Les Vosgiens aux Expositions Universelles de Paris au XIXe siècle
un département face aux défis de la modernité - 2009
Philippe Alexandre

Extrait de : "Concepts, cultures et progrès scientifiques et techniques, enseignement et perspectives (édition électronique)"
sous la direction de Gérard Pajonk ; 131e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Grenoble, 2006
Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 159-172
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les Expositions universelles du XIXe siècle ont mobilisé les énergies de toutes les régions françaises. Cette dynamique sera analysée ici à travers l'exemple du département des Vosges. L'analyse montrera comment chacun de ces grands moments de la modernité a fait naître une synergie réunissant l'administration préfectorale, les notables, l'Association des Vosgiens de Paris, les sociétés locales, telles que la Société d'émulation du département, les écoles et la presse. Le département devait mettre en évidence tout son potentiel de production et d'innovation et donner de lui l'image la plus valorisante possible.
Les enjeux psychologiques et identitaires de cette émulation apparaissent clairement dans les circulaires préfectorales, les comptes-rendus des sociétés savantes, les rapports des commissions départementales mises en place à l'occasion des Expositions universelles, les bulletins de l'instruction publique, la presse et des ouvrages tels que Le département des Vosges, véritable encyclopédie locale publiée pour l'Exposition universelle de 1889. Dans le département de Jules Ferry et de Jules Méline, le discours sur le progrès se combinait, de façon très intime, avec le discours identitaire. La tradition locale était mise au service de la cause nationale, au nom de la modernité et du progrès dont la France était considérée comme le ferment.