L'exercice de la médecine et de la chirurgie, enjeu de pouvoir au sein de l'hôpital Saint-Barthélemy de La Rochelle au XVIIIe siècle
2009
Pascal Even

Extrait de : "Concepts, cultures et progrès scientifiques et techniques, enseignement et perspectives (édition électronique)"
sous la direction de Gérard Pajonk ; 131e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Grenoble, 2006
Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 193-208
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les progrès de la médecine et des techniques chirurgicales à partir de la fin du XVIIe siècle se traduisent par l'apparition puis par le lent développement de « services » médicaux et chirurgicaux dans les établissements hospitaliers de l'Ancien Régime. Cette lente amélioration du système des soins en milieu hospitalier suscite parfois cependant des rivalités avec le personnel religieux soignant des mêmes hôpitaux. Le phénomène est particulièrement marqué dans une ville maritime comme La Rochelle, où les charitains chargés de la gestion du vieil hôpital depuis la fin du siège de 1628 prétendent, à une époque où la vocation militaire de l'établissement s'affirme, dispenser eux-mêmes les soins et pratiquer des opérations de chirurgie.
Mais au-delà des compétitions qui opposent les religieux de la Charité aux médecins et chirurgiens civils désignés par le corps de ville, s'expriment des conceptions divergentes sur l'organisation des soins dans la cité et une revendication de plus en plus ouvertement affirmée des édiles pour retrouver la gestion du plus grand établissement hospitalier de la ville.