Prêtres normands en exil pendant la Révolution
2009
Bernard BODINIER

Extrait de : "Partir pour résister : s'expatrier pour sa foi ou ses idées (du XVIIe au XIXe siècle) (édition électronique)"
sous la direction de Régis Bertrand ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Lucien GUIRLINGER, Jean FLOURET, Étienne BOURDON, Bernard BODINIER, Régis BERTRAND, Guy-Marie LENNE, Marita GILLI, Jeannine GIUDICELLI, Michel BOURRIER, Roger DURAND
Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 39-54
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Après la constitution civile du clergé, les ecclésiastiques sont tenus de prêter serment, ce que firent environ la moitié des Normands. Nombre de réfractaires continuent de résider dans leur ancienne paroisse, troublant à l'occasion la quiétude locale. Ce qui amène le gouvernement à décider la déportation de ceux qui n'ont pas juré ou se sont rétractés. La plupart décident de partir, préférant l'exil à l'enfermement ou au martyre. Après un voyage parfois mouvementé, ils atteignent un pays d'accueil, où ils s'installent durablement, à moins qu'ils n'entament une vie d'errance à travers l'Europe.
Une dizaine de Hauts-Normands ont laissé des récits, plus ou moins longs, de leur périple, un journal de route (Pétel), des Mémoires (Lemaître, Baston)... Ils y racontent leur voyage, l'accueil qu'ils reçoivent, les difficultés à exercer leur culte, à subvenir à leurs besoins... Ils décrivent les villes et les campagnes traversées, portant un regard sur les gens, leurs coutumes, leurs habitudes alimentaires, leurs pratiques religieuses, l'agriculture...