Un notable réfugié des guerres de Vendée : René Pierre Charles Deschamps
2009
Guy-Marie LENNE

Extrait de : "Partir pour résister : s'expatrier pour sa foi ou ses idées (du XVIIe au XIXe siècle) (édition électronique)"
sous la direction de Régis Bertrand ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Lucien GUIRLINGER, Jean FLOURET, Étienne BOURDON, Bernard BODINIER, Régis BERTRAND, Guy-Marie LENNE, Marita GILLI, Jeannine GIUDICELLI, Michel BOURRIER, Roger DURAND
Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 65-71
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Nous devons à un carnet recouvert d'un solide parchemin, déniché par hasard chez un antiquaire, de connaître la destinée de René Pierre Charles Deschamps, premier maire élu de Bressuire, procureur syndic du district de Châtillon-sur-Sèvre en 1790.
Deschamps a couché dans ce petit carnet la relation de son départ volontaire mais précipité de Bressuire, le 15 mars 1793, avant que celle-ci ne soit abandonnée aux insurgés vendéens trois jours plus tard. Dès lors, compté par les autorités patriotes parmi les « réfugiés de la Vendée », Deschamps va voyager en compagnie de sa femme, de ville en ville, au gré des événements locaux et nationaux.
Alors que, sous la contrainte, ses concitoyens gagnent parfois de lointains départements, Deschamps ne s'éloigne jamais beaucoup de son pays et continue à gérer et maintenir son patrimoine foncier.