Milon par Ernest Pérochon (1936), un voyageur poitevin au temps de la Réforme
2009
Roger DURAND

Extrait de : "Partir pour résister : s'expatrier pour sa foi ou ses idées (du XVIIe au XIXe siècle) (édition électronique)"
sous la direction de Régis Bertrand ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Lucien GUIRLINGER, Jean FLOURET, Étienne BOURDON, Bernard BODINIER, Régis BERTRAND, Guy-Marie LENNE, Marita GILLI, Jeannine GIUDICELLI, Michel BOURRIER, Roger DURAND
Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 107-121
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Au XVIIe siècle, les huguenots persécutés qui ne voulaient pas renier leurs croyances prirent la mer pour rester fidèles à des idées qui leur étaient venues par la mer au XVIe siècle. E. Pérochon, Goncourt 1920, publie Milon pour raconter comment les marins et les marchands d'Allemagne introduisirent à La Rochelle la pensée de Luther sur la Réforme de l'Église romaine, et comment son retour aux sources trouva un écho en Poitou. Milon est un de ces nouveaux chrétiens en quête de vérité que Pérochon conduit depuis Fontenay-le-Comte, où Rabelais marie humanisme et Réforme, par Poitiers où il assiste en 1534 aux premiers cultes d'une nouvelle Église sans messe, initiée par Calvin, jusqu'à Lyon où François Ier persécute les imprimeurs, aux bûchers des Vaudois, à l'austère Genève calviniste, enfin. Voyage tonifiant pour l'esprit critique. Milon fuit bientôt la cité où Calvin brûle Michel Servet. Revenant en Poitou, il se fait colporteur d'herbes et de bibles pour soigner les corps et les âmes. Il est d'autant plus menacé qu'il tire de la foi nouvelle des idées républicaines. Les fanatiques le brûlent à Fontenay en 1560.