Aspects esthétiques de la pierre à bâtir dans l'architecture parisienne à l'époque moderne
2009
Ania GUINI-SKLIAR

Extrait de : "Tradition et innovation en histoire de l'art (édition électronique)"
sous la direction de Jean-René Gaborit ; 131e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Grenoble, 2006

Dominique TRITENNE et Denis RIVAL, Roger HANOUNE, Ania GUINI-SKLIAR, Michel MARTZLUFF, Bernard LAUMONIER, Jean-Claude ALOISI, Elodie ISSAKHIAN, Laurence MACHET, Cédric AVENIER, Christine BLANCHET-VAQUE, Laure ALBERT, Laure FAGNART, Sandra COSTA, Sandrine KRIKORIAN, Rébecca DUFFEIX, Pierre SÉRIÉ, Christophe CORBIER, Hubert FRANÇOIS, France LECHLEITER,
Paris, Éditions du CTHS
2009
p.40-49
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Tous les traités d'architecture français, du XVIe au XVIIIe siècle, réservent une place à l'étude esthétique des pierres : couleur, taille, appareillage. « La condition de solidité, d'utilité, de beauté », qui était déjà énoncée par Vitruve, est une préoccupation essentielle des architectes, aidés en cela par les carriers, les tailleurs de pierre et les appareilleurs. Le souci d'allier l'esthétique à la solidité est donc constant. Comme un tableau, une façade peut se regarder sous plusieurs aspects : couleur, dessin, et composition. La pierre est destinée à faire partie d'un ensemble dont la beauté dépend de la cohésion harmonieuse de ces différents aspects. À travers des documents d'archives, notamment les devis de maçonnerie concernant certains bâtiments parisiens, on apprend ainsi que les pierres d'une façade doivent toutes être de la même couleur et l'on découvre que la stéréotomie et la mise en œuvre contribuent tout autant à la majesté et à l'harmonie de l'édifice.