De la novation technique à l'invention d'une tradition nationale : le cas de Josiah Wedgwood
2009
Laurence MACHET

Extrait de : "Tradition et innovation en histoire de l'art (édition électronique)"
sous la direction de Jean-René Gaborit ; 131e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Grenoble, 2006

Dominique TRITENNE et Denis RIVAL, Roger HANOUNE, Ania GUINI-SKLIAR, Michel MARTZLUFF, Bernard LAUMONIER, Jean-Claude ALOISI, Elodie ISSAKHIAN, Laurence MACHET, Cédric AVENIER, Christine BLANCHET-VAQUE, Laure ALBERT, Laure FAGNART, Sandra COSTA, Sandrine KRIKORIAN, Rébecca DUFFEIX, Pierre SÉRIÉ, Christophe CORBIER, Hubert FRANÇOIS, France LECHLEITER,
Paris, Éditions du CTHS
2009
p.72-85
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Cet article se propose d'examiner les rapports complexes qu'entretint Josiah Wedgwood, le plus grand céramiste britannique du XVIIIe siècle, avec les deux concepts apparemment antithétiques de tradition et d'innovation. Il s'inscrivit en effet tout d'abord dans une tradition artisanale, mais s'en affranchit rapidement pour passer à l'ère industrielle tout en continuant à professer son allégeance à cette tradition.
Ce syncrétisme se manifeste de manière tout aussi frappante dans les motifs qu'il utilisa pour décorer ses poteries que dans les matières qu'il mit au point après d'incessantes recherches. Sa production néo-classique, réinterprétation des découvertes archéologiques de son siècle, ainsi que son appropriation des thèmes gothique et celtique, en font le traducteur d'une identité nationale nouvelle.