Entre pierre et béton, les ciments moulés dans l'architecture au XIXe siècle (à paraître)
2009
Cédric AVENIER

Extrait de : "Tradition et innovation en histoire de l'art (édition électronique)"
sous la direction de Jean-René Gaborit ; 131e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Grenoble, 2006

Dominique TRITENNE et Denis RIVAL, Roger HANOUNE, Ania GUINI-SKLIAR, Michel MARTZLUFF, Bernard LAUMONIER, Jean-Claude ALOISI, Elodie ISSAKHIAN, Laurence MACHET, Cédric AVENIER, Christine BLANCHET-VAQUE, Laure ALBERT, Laure FAGNART, Sandra COSTA, Sandrine KRIKORIAN, Rébecca DUFFEIX, Pierre SÉRIÉ, Christophe CORBIER, Hubert FRANÇOIS, France LECHLEITER,
Paris, Éditions du CTHS
2009
p.86-100
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Entre l'architecture de pierres de taille et celle de béton armé, apparu vers 1890, une période de transition est méconnue. Quelques essayistes ont composé, au XIXe siècle, une architecture associant les principes architectoniques classiques et les bétons faits avec les tout nouveaux ciments : une architecture de pierres factices de ciment moulé. L'architecture de l'Isère - patrie de Louis Vicat, inventeur des ciments - et grande productrice de ciments, et les richesses archivistiques du département (notices de cimentiers, cahiers des charges, correspondance d'architecte) ouvrent une voie historique nouvelle associant pratique et théorie. Déjà, nous voyons que la fabrication de ces pierres factices est héritée du moulage en sculpture, que la fabrication en série reste artisanale, que la qualité naturelle des ciments et les traditions entrepreneuriales nous emmènent loin des poncifs développés par les architectes académiques ou par les entrepreneurs inventeurs de l'époque.