L'art campanaire en Lorraine au XIXe siècle, ou l'alliance inavouée de la tradition et de l'innovation
2009
Mireille-Bénédicte BOUVET

Extrait de : "Les arts du feu (édition électronique)"
sous la direction de Nicole Meyer-Rodrigues et Michel Bur, 127e Congrès National des Sociétés Historiques et Scientifiques, Nancy, 2002

Yves HENIGFELD, Marie GLOC, Francis ROUSSEL, Joëlle GUIDINI-RAYBAUD, Marc LEROY, Richard HERBACH, Thierry VIOLLET, Philippe FLUZIN, Mireille-Bénédicte BOUVET, Claude MAZAURIC, Charles KRAEMER, Guillaume HUOT-MARCHAND, Martine VOIRIN, Murielle GEORGES-LEROY, Dominique HECKENBENNER, Bertrand HOERNER, Renée LANSIVAL, Nicolas MEYER, Édith PEYTREMANN, Marilyne PREVOT, Pascal ROHMER, Jean ROSEN, Henri AMOURIC, Lucy VALLAURI, Jean-Louis VAYSSETTES, Jean-Michel MINOVEZ, Christian LECOMTE, Jacques THIRIOT

2009
p.111-125
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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La tradition campanaire en Lorraine est fortement établie depuis les Temps modernes. Elle s'appuie sur le savoir-faire de fondeurs ambulants originaires du Bassigny et qui ont sillonné la France et les pays voisins. Néanmoins, l'apparition de fonderies fixes construites selon le modèle déjà publié dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert conduit à modifier la mise en œuvre de ce savoir-faire. Les fondeurs propriétaires d'installations fixes vont, durant tout le XIXe siècle et la première moitié du XXe, osciller entre le recours à une tradition ancestrale, gage de sérieux, et la recherche d'innovations technologiques tendant à faire mieux, voire moins cher. Par l'étude de divers fonds d'archives confrontée à celle des bâtiments encore debout et des cloches toujours suspendues à leur beffroi, la présente communication tentera de mettre en perspective la réalité de l'art campanaire en Lorraine en plein essor des arts industriels. Elle espère ainsi compléter par une recherche régionale la synthèse publiée en 1971 dans Ethnologie française par Jacques Nicoud.