Sports d’hiver et avalanches : à risques nouveaux, techniques innovantes
2009
Louis de CRECY

Extrait de : "Innovation dans la gestion environnementale des territoires de montagne (édition électronique)"
sous la direction de Jean-Paul Bravard ; 131e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Grenoble, 2006
Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 85-96
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les mois d’enneigement permanent où la montagne était autrefois désertée attirent depuis 1960 la foule des passionnés de sports d’hiver, pas toujours conscients des risques nouveaux qu’ils affrontent. Divers organismes locaux, aujourd’hui réunis au sein de l’ANENA (Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches), ont cherché à organiser la défense contre l’avalanche.
Au col de Porte, météorologues et forestiers étudient la neige, sa formation, sa répartition, l’évolution du manteau neigeux et les circonstances météorologiques et physiques qui entraînent le déclenchement des avalanches. Pour savoir où ne pas construire, la technique de la photo-interprétation de l’Institut géographique national, suivie de visites approfondies par des agents forestiers, a permis de créer une « carte de localisation des phénomènes d’avalanches » (CLPA). Le LASP (Laboratoire des applications spéciales de la physique) a étudié les techniques de déclenchements artificiels permettant de sécuriser une piste de ski et les hydrologues ont simulé le développement du flux de neige. Les techniques traditionnelles de recherche des victimes ont été révolutionnées par l’apparition du détecteur radioélectrique dit ARVA. Toutes ces techniques sont à perfectionner ! Mais elles demandent surtout une information toujours plus complète et plus précise des responsables... et des skieurs ! C’est cette tâche essentielle qui est confiée à l’ANENA.