Photographie couleur et impressionnisme : une communauté de « subjectiles sensibilisés »
2009
Nathalie BOULOUCH

Extrait de : "Genres et usages de la photographie (édition électronique)"
sous la direction de Bertrand Lavédrine ; 132e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Arles 2007
2009
p. 143-148
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

  Télécharger le document (les articles de plus de 3 ans sont gratuits)

En 1907, la commercialisation du procédé autochrome introduit la couleur dans la pratique photographique. La question des relations entre peinture et photographie se repose alors à nouveaux frais. Si la peinture constitue, de manière attendue, un modèle iconographique, cette communication se propose de montrer que c’est ailleurs que se tissent des liens plus inédits entre photographie autochrome et peinture impressionniste et néo-impressionniste : dans un emprunt aux sources scientifiques des théories physiologiques de la couleur. La production et les écrits théoriques d’Antonin Personnaz, photographe autochromiste français et collectionneur de peinture, permettront de cerner comment l’appui de ces théories communes a permis d’argumenter dans un mouvement croisé la légitimation a posteriori de la démarche impressionniste et la justification esthétique d’une photographie autochrome pictorialiste dont la reconnaissance n’était alors pas acquise.