Rome, ville éternelle ou ville du temps ?
2009
Géraldine DJAMENT

Extrait de : "Temps en partage (édition électronique)"
sous la direction de Joël Candau ; 129e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004
Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 91-98
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Cette communication souligne le lien entre un lieu et le temps, en partant de la périphrase millénaire de « Ville éternelle », indicateur du statut temporel spécifique de Rome. Celle-ci structure le temps européen, par la diffusion de deux calendriers, le calendrier julien puis le calendrier grégorien, par son rôle dans notre conception de l'histoire, et par les scansions introduites à différentes échelles temporelles. Quant aux représentations du temps de Rome même, confrontées à un mélange de continuité et de discontinuité historiques, elles se caractérisent par une hésitation entre l'image de ville éternelle et celle de ville du temps qui passe. Au XIXe siècle se développe la figure des trois Rome. Les politiques spatiales des acteurs romains se déterminent largement en fonction d'une volonté de re-naissance temporelle. Rome constitue ainsi un laboratoire de la géohistoire, ou étude des espaces-temps.