Moudre et broyer (volume 2)
L'interprétation fonctionnelle de l'outillage de mouture et de broyage dans la Préhistoire et l'Antiquité - 2002
Volume 2 - Archéologie et histoire : du Paléolithique au Moyen Âge
Hara Procopiou et René Treuil, dir
ISBN : 2-7355-0505-7
238 p., 21 x 27 cm
Collection : CTHS Sciences
N° dans la collection : 3
Code Sodis : F30456.6
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Les études archéologiques qui sont présentées dans ce tome II s'échelonnent de la Préhistoire au Moyen-Âge, en passant par l'Âge du Bronze, l'Âge du Fer et l'Antiquité. Le tout est suivi d'une conclusion qui s'attache à synthétiser les résultats obtenus en les intégrant dans une histoire des techniques de mouture, un panorama des utilisations qui en ont été faites et un aperçu des rapports qu'elles ont pu entretenir avec les sociétés et les mentalités.
Table des matières :
Abréviations bibliographiques - p.6 L’évolution historique de l'outillage de mouture, par René TREUIL - p. 7 ORIGINE ET DIVERSITÉ DES PREMIÈRES TECHNIQUES (Paléolithique, Néolithique, Chalcolithique) Jordi SERRALLONGA Le... (lire la suite...)
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Comptes rendus parus dans la presse :
Pour la science
27/01/2003 - François Sigaut
Analyse de livres dans "Pour la science" Février 2003, pp.109-111
Extraits :

... Moudre et broyer est un livre important. Ces dernières décennies, l'archéologie a fait des progrès spectaculaires dans la connaissance des industries préhistoriques... à une exception près, celle des outils pour casser, broyer, écraser des matériaux. Exception surprenante, si on pense que cette industrie est la plus ancienne de toutes, et la seule qu'on puisse imaginer être à l'origine des autres.
(...)Pour la première fois, en 1995, 50 chercheurs se sont réunis pour discuter des industries du broyage, depuis la plus lointaine préhistoire jusqu'au Moyen Âge...
Le premier volume est entièrement consacré aux méthodes, à juste titre. La capacité des archéologues de mobiliser toutes les méthodes pertinentes pour résoudre un problème est aujourd'hui ce qui fait la force et la spécificité de leur discipline. (...) L'exemple d'Arcy-sur-Cure pulvérise l'idée, encore répandue, selon laquelle les techniques de broyage ne seraient apparues qu'au début du Néolithique, avec la nécessité de moudre les grains. (...)
L'autre idée reçue, qui se trouve réduite à néant dans Moudre et broyer, est celle que l'innovation vient toujours de l'Orient. En matière de mouture, c'est exactement le contraire. (...) Moudre et broyer nous apprend une foule d'autres choses. j'espère que ces quelques notes contribueront à convaincre de nombreux lecteurs qu'ils trouveront un réel plaisir à lire ces deux volumes.

Revue Industries des céréales
20/05/2003 - Roger Drapon pour "Industries des céréales, n°132, avril-mai 2003, pp.37-38
Actualités-Vient de paraître
Extraits :

En 1995, à Clermont-Ferrand, s'est tenue pour la première fois une réunion de 50 chercheurs de plusieurs nationalités pour discuter des procédés de broyage utilisés depuis le début de la Préhistoire jusqu'au Moyen-Âge. Les apports de cette réunion ont fait l'objet de 33 articles rassemblés dans ces deux volumes. Le premier est consacré aux méthodes d'étude allant de la pétrographie à l'analyse des matières résiduelles encore présentes à la surface des outils utilisés, puis à l'ethnographie. Le second traite de l'origine, de la diversité des premières techniques mises en oeuvre et de leur évolution jusqu'à l'invention du moulin rotatif.
(...) Ce premier moulin a permis de s'affranchir progressivement de la force musculaire de l'homme.
L'apparition à tous les stades de perfectionnements techniques n'a pas entraîné l'universalisation d'un procédé. Les modalités de diffusion ont été diverses, les périodes de survivance, nombreuses, se chevauchent les unes aux autres.
... Certains travaux d'ethnoarchéologues montrent le lien existant entre le nombre de meules trouvées sur un site et le mode de vie sociale. C'est ainsi que les résultats des fouilles pré et protohistoriques font apparaître des rapports entre les travaux de broyage et de mouture et la condition de la femme : ces travaux faisaient vraisemblablement partie des tâches féminines. Par ailleurs, certains indices laissent à penser que pour assurer la régularité des mouvements et rendre les travaux moins ingrats et fastidieux, une relation avec la musique et le chant a dû exister. (...)