L'École des Curie et le Canada
2010
Ginette GABLOT

Extrait de : "Échanges scientifiques et techniques, d'une rive atlantique à l'autre (édition électronique)"
sous la direction de Gérard Pajonk ; 133e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Québec 2008

Alain COUTELLE, Mélanie DESMEULES, Nicolas HATZFELD, Stéphanie TESIO, Pierre DEMERS, Ginette GABLOT, Laurence MACHET, Jean-Christophe FICHOU, Dominique GUILLE, Michèle VIROL, Jocelyne PELLERIN, Jean-Claude AMIARD, Yves-François LE COADIC
2010
p. 97-107
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

  Télécharger le document (les articles de plus de 3 ans sont gratuits)

La compétition entre Rutherford et les Curie, puis la participation des Français au projet nucléaire anglo-canadien, sont connues. Mais y a-t-il eu des relations, voire même de simples contacts, avant 1950 ? Qu'en disent l'historiographie, essentiellement canadienne, les archives françaises et les enquêtes-mémoire ? Sont examinés les cas d'un ingénieur (Marcel Pochon, ancien de l'EPCI, chimiste d'Eldorado Gold Mines) et de deux chercheurs (l'histologiste Charles-Philippe Leblond, de l'université McGill, et le physicien Pierre Demers, de l'université de Montréal, anciens collaborateurs de Frédéric Joliot) et celui des Instituts du radium de Paris et de Montréal. Le rapprochement des sources et des disciplines, facilité par la mise à disposition de nouveaux fonds (Claudius Regaud) et d'outils de recherche (archives de l'Institut du radium et Joliot-Curie) laisse entrevoir la richesse d'une approche multicentrique et croisée. En particulier, il confirme la spécificité de l'école Curie, qui allie recherche et applications industrielles et médicales.