L'influence mutuelle des projets français et nord-américains dans le domaine de l'énergie marémotrice durant l'entre-deux-guerres (1919-1935)
2010
Dominique GUILLÉ

Extrait de : "Échanges scientifiques et techniques, d'une rive atlantique à l'autre (édition électronique)"
sous la direction de Gérard Pajonk ; 133e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Québec 2008

Alain COUTELLE, Mélanie DESMEULES, Nicolas HATZFELD, Stéphanie TESIO, Pierre DEMERS, Ginette GABLOT, Laurence MACHET, Jean-Christophe FICHOU, Dominique GUILLE, Michèle VIROL, Jocelyne PELLERIN, Jean-Claude AMIARD, Yves-François LE COADIC
2010
p. 133-146
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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L'utilisation de l'énergie des mers a suscité, des deux côtés de l'Atlantique, de premières décisions de réalisations durant l'entre-deux-guerres. Le plus ancien projet de station marémotrice ayant connu un début d'exécution, celui, lancé en 1921 avec l'appui du gouvernement français, à l'Aber Vrac'h (Finistère), a ensuite servi de référence à des projets similaires étrangers : en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et au Canada. Dans la même période, un premier projet, d'un gigantisme tout américain, était lancé par des ingénieurs et financiers d'Outre-Atlantique en vue d'exploiter les puissantes marées de la baie du Mont Saint-Michel.
L'installation de l'Aber Vrac'h, qui n'était pas un projet de caractère opérationnel, mais expérimental, semble avoir été perçue comme un modèle réduit pour ses homologues étrangères. Il est significatif que l'on trouve davantage d'informations à son sujet dans la presse technique anglo-saxonne que dans les périodiques français. L'enlisement final du projet français, controversé tant sur le plan technique qu'économique, a peut-être contribué à l'abandon par les Américains de leur grande entreprise de Passamaquoddy.