L'apport de l'archéologie à la connaissance de la vie des artisans en Gaule. L'exemple d'Augustodunum
2011
Pascale CHARDRON-PICAULT

Extrait de : "Les travailleurs dans l'Antiquité : statuts et conditions (édition électronique)"
sous la direction de Jean-Paul Morel ; 127e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nancy, 2002

Jean-Paul MOREL, Catherine CHADEFAUD, Philippe JOCKEY, Arthur MULLER, Marion MULLER-DUFEU, Gilles SAURON, Marcus KOHL, Yann LE BOHEC, Fabienne OLMER, Michel CHRISTOL, Jean-Paul PETIT, Pascale CHARDRON-PICAULT†, François BARATTE, Roger HANOUNE, Chantal VOGLER

2011
p. 154-172
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Utiliser les sources archéologiques afin de restituer la vie quotidienne des artisans est un exercice difficile. Mais ne pas le tenter aujourd’hui, à partir d’une documentation récente sur l’artisanat antique d’Autun, nous priverait d’un exemple urbain peu ordinaire.
Afin d’esquisser la vie des artisans éduens durant les trois premiers siècles de notre ère, plusieurs questions essentielles s’imposent : qui sont-ils ? Où et comment vivent-ils ? Quels critères devons-nous prendre en compte pour définir l’existence d’ateliers ? Où localiser précisément les espaces privés des artisans ?

Les réponses à ces questions demeurent souvent hypothétiques et incertaines ; cela pour des raisons qui tiennent d’une part à la conservation inégale des vestiges artisanaux, par nature temporels et fragiles, et d’autre part à l’histoire des recherches archéologiques longtemps marquée par les collectes sélectives des mobiliers caractéristiques et par des observations superficielles sur le terrain. Dans ce dernier cas, aucune étude chronologique ne peut être établie, ce qui a pour conséquence immédiate des lacunes auxquelles nous sommes confrontés pour la connaissance de l’évolution des phénomènes techniques et socio-économiques.