Les métiers de la construction et les métiers d'art dans la législation romaine du IVe siècle
2011
Chantal VOGLER

Extrait de : "Les travailleurs dans l'Antiquité : statuts et conditions (édition électronique)"
sous la direction de Jean-Paul Morel ; 127e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nancy, 2002

Jean-Paul MOREL, Catherine CHADEFAUD, Philippe JOCKEY, Arthur MULLER, Marion MULLER-DUFEU, Gilles SAURON, Marcus KOHL, Yann LE BOHEC, Fabienne OLMER, Michel CHRISTOL, Jean-Paul PETIT, Pascale CHARDRON-PICAULT†, François BARATTE, Roger HANOUNE, Chantal VOGLER

2011
p. 188-199
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Le chapitre XIII, 4 du Code théodosien comporte quatre lois sur les exemptions accordées aux ouvriers de la construction et aux ouvriers d’art, lois datées de 334 à 374. Deux lois émanent de Constantin, et deux concernent l’Afrique. Les lois les plus importantes, conservées au Code Justinien, sont les lois 2 et 3, de Constantin et Constance II. Les exemptions de charges personnelles ou de toutes les charges sont accordées aux artifices de certains métiers très techniques ou artistiques. En Afrique, les professeurs de peinture, requis pour peindre les portraits impériaux sur des fresques, bénéficient aussi sous Valentinien d’exemptions d’impôts fonciers. Dans la loi 2 les professions dont l’apprentissage est encouragé sont d’abord celle d’architecte, les métiers de la construction (tailleurs de pierre, maçons, charpentiers, plâtriers et fabricants de plafonds à caissons), les métiers d’art, comme mosaïstes, peintres, sculpteurs sur pierre ou sur bois, certains métiers de l’habillement, teinturiers de pourpre, foulons, peaussiers, brodeurs de fils d’or, les orfèvres travaillant l’argent ou l’or, les spécialistes des conduites d’eau, les médecins et les vétérinaires, et de façon inattendue les cochers de chariots. Les exemptions sont destinées à encourager la formation des enfants des artisans ou d’apprentis, mais, pour les architectes, il y a une résistance des familles à engager leurs fils dans des études d’architecte à partir de 18 ans.

Zusammenfassung
Der Buchtitel XIII, 4 des Codex Theodosianus enthält vier Gesetze von 334 bis 374 über die den Bau- und Kunstfacharbeiter bewährten Befreiungen. Die Kaiser Konstantinus und Konstantius haben die Hauptgesetze (Nr 2 und 3) verkündet, die anderen (Nr 1 und 4) betreffen Afrika. Die Facharbeiter (artifices) wurden von etlichen oder sämtlichen Verpflichtungen (munera personalia und patrimonalia) freigestellt. 374 bekamen die Malereilehrer, die Kaisersporträtsfresken abbilden mussten, mehrere Sonderrechte : ausserhalb der Verpfichtungenbefreiung brauchen sie die Grundsteuer nicht bezahlen und der örtliche Stadtmagistrat musste ihnen kostenlose Räume für ihre Werkstätten geben ; die Lohnkostenlosen amtlichen Bestellungen wurden auch verboten. Die Gesetze spornten die Handwerker zu Lehre, um Berufserfahrung zu haben, wesentlich die Architekten, deren Bildung erst von 18 jahren ab nach Schulstudium beginnen könnte, was den Familien nicht gefiel. Das Gesetz Nr 2 gibt eine Liste der 35 Gewerbe, die das römische Reich benötigte und deren Anlernen es beförderte, darunter die Maurer, die Zimmermannleute, die Gipser, die Zimmerdeckehersteller, die Tafelungdeckehersteller, die Steinmetzen, die Marmorarbeiter, die Kunstfacharbeiter, so wie die Mosaikfacharbeiter, die Steinbildhauer, die Holzschnitzer, die Glasmaler, die Silber- und Goldarbeiter, dann einige Einkleidungarbeiter (die Purpurfärbereifachmannleute, die Walkmüller, die Lederhändler und die Goldfadensticker), dahinter die Wasserleitungenspezialisten, die Ärzte und Tierärzte, und überraschendweise die Kauenkutscher.