Gabriel de Belcastel et les débuts du tourisme de santé aux Canaries
2010
Clara Curell, José M. Oliver et Cristina G. de Uriarte

Extrait de : "L'attrait d'ailleurs, images, usages et espaces du voyage à l'époque contemporaine (édition électronique)"
sous la direction de Laurent Tissot ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005
Paris, Éd. du CTHS
2010
p. 103-111
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Dès le XVIIIe siècle, de nombreux scientifiques européens réputés se sont rendus dans les îles Canaries, attirés par des questions d’ordre géographique, telles que la situation de l’archipel, la détermination du premier méridien ou l’altitude exacte du pic du Teide. Avec le temps, la rumeur d’un climat insulaire exceptionnel s’est répandue, et c’est ainsi qu’au XIXe siècle, des médecins et d’autres voyageurs se sont rendus sur les îles pour vérifier sur place ses caractéristiques physiques et météorologiques et afin d’en évaluer les bénéfices dans le traitement de certaines maladies.
Parmi ces visiteurs, le député français Gabriel de Belcastel, auteur d’une petite monographie publiée en 1862, mérite une attention particulière. Il fut en effet le premier à affirmer que Tenerife, plus que toute autre destination renommée de l’époque, réunissait les conditions idéales pour devenir un lieu de villégiature hivernale pour les touristes et les malades, contribuant ainsi à la naissance d’un nouveau type de tourisme.