« On n’a pas vu Paris si on n’a pas vu la tour ! » Une approche ethnologique du tourisme en milieu urbain
2010
Gilles Teissonnières

Extrait de : "L'attrait d'ailleurs, images, usages et espaces du voyage à l'époque contemporaine (édition électronique)"
sous la direction de Laurent Tissot ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005
Paris, Éd. du CTHS
2010
p. 191-199
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

  Télécharger le document (les articles de plus de 3 ans sont gratuits)

À partir d’une recherche en ethnologie urbaine menée sur le site touristique de la tour Eiffel, cet article se propose d’en développer quelques axes :
– la métonymie qui associe le monument à la ville et son rôle d’espace transitionnel situent cet espace touristique comme lieu d’expression de la centralité urbaine pour les visiteurs de la capitale, en même temps qu’il autorise le déploiement d’une importante infrastructure économique ;
– le phénomène touristique est caractérisé dans sa relation à l’espace, au temps et à l’autre à partir des notions d’éphémère, de mobilité, d’hétérogénéité, d’anonymat, de rapports de trafic ;
– les rapports que les visiteurs entretiennent avec ce lieu patrimonial « sacré » sont identifiés. Un rite de passage est repéré, qui se traduit par un ensemble de pratiques hiératiques, de rites profanes qui se manifestent dans les différentes phases de passage matériel lors de la visite de l’édifice et dans l’appropriation du lieu par les visiteurs ;
– les évolutions du tourisme urbain sont mesurées en tenant compte de sa place en tant que phénomène transnational et de son inscription dans un contexte mouvant aujourd’hui caractérisé par une accélération des flux, migratoires, médiatiques, etc.