Étudiants voyageurs : quand le Quartier latin accueillait la jeunesse provinciale et étrangère au xixe siècle
2010
Pierre Moulinier

Extrait de : "Le voyage, un principe de formation (édition électronique)"
Sous la direction de Hélène Say ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005
Thierry Sauzeau, Jean Hiernard et Pascal Rambeaud, Pierre Sèrié, Philippe Marchand, Michel Mieussens, Pierre Moulinier, Jean Saint-Martin, Denis Jallat, Reine-Claude Grondin

Éditions du CTHS
2010
p. 73-84
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

  Télécharger le document (les articles de plus de 3 ans sont gratuits)

L’étude quantitative des dossiers et registres d’étudiants des facultés parisiennes (droit, médecine, pharmacie, théologie, lettres et sciences) au xixe siècle montre que les Parisiens y sont minoritaires et que deux catégories d’élèves dominent : les provinciaux et les étrangers. Ils utilisent les transports en commun pour se rendre dans la capitale, logent dans les hôtels du Quartier latin et retournent chez eux pour les vacances. Certains, mais leur nombre est inconnu, s’établiront dans la capitale une fois terminées leurs études. Si les études à Paris sont prisées pendant tout le siècle, du fait notamment de la qualité des diplômes que l’on y acquiert et de l’agrément de la capitale, on constate sous la IIIe République une « provincialisation » des études supérieures due au développement du réseau des facultés françaises. Encore plus voyageurs sont évidemment les étudiants étrangers, relativement nombreux dès le début du siècle à Paris et qui sont en grande partie des « Orientaux » (Russie, Roumanie, Égypte, Empire ottoman).