Les voyages à la voile de Virginie Hériot : un moyen original de promotion du nautisme
2010
Denis Jallat

Extrait de : "Le voyage, un principe de formation (édition électronique)"
Sous la direction de Hélène Say ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005
Thierry Sauzeau, Jean Hiernard et Pascal Rambeaud, Pierre Sèrié, Philippe Marchand, Michel Mieussens, Pierre Moulinier, Jean Saint-Martin, Denis Jallat, Reine-Claude Grondin

Éditions du CTHS
2010
p. 98-110
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le travail vise à mettre en évidence les processus par lesquels, en 1930, la grande bourgeoisie des affaires conforte sa position dans les domaines économique et politique. Ses membres multiplient les voyages de propagande hors des frontières avec comme objectif de valoriser l’industrie et le commerce français renforçant ainsi l’aura de la France mais surtout leur pouvoir. L’exemple de Virginie Hériot illustre parfaitement ces mécanismes. Après avoir remporté une médaille d’or aux Jeux Olympiques de 1928 en voile, la sportive, héritière des Grands Magasins du Louvre, devient une véritable « ambassadrice de la France ». Elle se rend, à bord de sa goélette, dans différents pays et dans les colonies françaises, donne des conférences qui sont un prétexte pour vanter la qualité de la construction navale française et de l’industrie en général.
L’analyse s’appuie sur la presse spécialisée et sportive de l’époque, sur les archives du Yacht club de France, sur les écrits de la navigatrice disponibles à la BNF (récits de voyages, essais sur ses convictions morales et politiques, ...).