Historiographie et réception d’un motif, la danseuse et la femme voilées en Grèce
2010
Nathalie Martin

Extrait de : "Images militantes, images de propagande (édition électronique)"
Sous la direction de Christian Amalvi
132e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Arles 2007
Éd. du CTHS
2010
p. 249-259
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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La femme grecque apparaît parfois dans l’iconographie munie d’un voile. Élément graphique qui révèle par la transparence des étoffes le mouvement des corps dans l’espace, il est également l’expression d’une contrainte. L’espace de la femme grecque est clos, c’est celui de l’architecture de pierre et de l’architecture de soie, voire du soi : celui de la sophrosynè, du tissage et du gynécée.
Ce sujet polémique nécessite en premier lieu un bilan de l’historiographie qui reflète les tensions sociopolitiques contemporaines. Après avoir récapitulé les problèmes liés à l’étude de ces motifs, rendu compte de la pluralité des représentations et du type des supports, nous proposerons de nouvelles pistes de réflexion : à travers l’étude d’une série de terres cuites attiques datées des Ve et VIe siècles présentant des danseuses voilées, on montrera comment, loin de contraindre, le voile peut devenir le médium d’un discours, le vecteur d’un pouvoir à l’usage des femmes.