Le marché foncier ordinaire et la vente des biens nationaux : des rythmes différents ?
2010
Bernard Bodinier

Extrait de : "Temps révolutionnaire et temps des révolutions (édition électronique)"
Sous la direction de Serge Bianchi.
129e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004
Paris, Éditions du CTHS
2010
p. 71-84
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le propos de cet article est de mesurer l’impact que la vente des biens nationalisés par la Révolution a pu avoir sur le marché foncier et immobilier ordinaire, ce dernier étant étudié sur trois décennies, entre 1781 et 1810. Les informations ont été puisées dans les archives départementales de l’Eure : procès-verbaux d’adjudication des biens nationaux (série Q) et registres de formalité (séries II C et Q). L’étude porte sur deux petites régions opposées, pas seulement géographiquement, du département de l’Eure : Rugles au sud-ouest, Gisors au nord-est.
Le marché ordinaire est largement dépassé par les ventes nationales au début de la Révolution, mais il redémarre rapidement et atteint des sommets sous le Consulat et l’Empire. La vente des biens nationaux, ajoutée à l’abolition des droits féodaux et aux réformes concernant la propriété et l’héritage, aurait donc libéré les transactions.