La réception du calendrier républicain dans les campagnes du Haut-Doubs. Quels enseignements ?
2010
Danièle Pingué

Extrait de : "Temps révolutionnaire et temps des révolutions (édition électronique)"
Sous la direction de Serge Bianchi.
129e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004
Paris, Éditions du CTHS
2010
p. 185-191
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

  Télécharger le document (les articles de plus de 3 ans sont gratuits)

Cet article s’inscrit dans le cadre du renouvellement actuel des recherches sur l’accueil du calendrier républicain par les populations rurales. Contrairement aux affirmations de l’historiographie classique, dans les espaces étudiés, en particulier le Sud de l’Île-de-France, le nouveau calendrier n’a pas fait partout l’objet d’un rejet systématique et a même pu connaître, en l’an II, un relatif succès. Mais comment fut-il reçu dans des zones au profil géopolitique totalement différent des précédentes ?
Notre enquête porte sur la petite région des plateaux et montagnes du Haut-Doubs (correspondant administrativement au district de Pontarlier), caractérisée par le fort attachement de sa population à la religion catholique et réputée pour son esprit de résistance à la Révolution. Quelle fut précisément l’attitude des habitants face à l’introduction du calendrier républicain ? Et comment pouvons-nous l’interpréter ?
La réponse à ces questions repose sur la confrontation de sources variées qui, dans le district concerné, sont relativement abondantes : registres d’état civil, archives des administrations (en particulier, enquête du district concernant notamment le respect du décadi), archives des institutions révolutionnaires (sociétés politiques, comités de surveillance).