Espèces marines voyageuses et invasives (à paraître)
2010
Patrick Geistdoerfer

Extrait de : "Plantes et animaux voyageurs (édition électronique)"
sous la direction de Marie-Françoise Diot ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Rémi Coutin, Jean-Loup d’Hondt, Patrick Geistoerfer, Sylvie Friedman, Jean Laporte-Cru et Jean Claude Aniosbehere, Sophie Miquel et Nicolle Maguet, Michel et Véronique Guignard, Bruno de Foucault et Jean-René Wattez, Magali Chacornac-Ruault et Anne-Marie Semah, Carmen Scarlat et Célie Signorini, Brigitte Naviner

Paris, Éditions du CTHS
2010
p. 22-27
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Un problème important est actuellement celui des invasions biologiques, l'apparition dans une région donnée d'une espèce qui n'y avait jamais été signalée jusque là. L'arrivée de ces espèces étrangères (végétales, animales, marines, dulçaquicoles, terrestres) peut être « naturelle », due à une migration ou à une modification des conditions environnementales régionales, mais le plus souvent il s'agit d'une introduction, accidentelle ou volontaire, résultant de l'activité humaine. Le développement des transports maritimes au cours de ce siècle a fortement contribué au transfert des espèces marines, ainsi que la multiplication des cultures marines. Plusieurs espèces ont ainsi colonisé le littoral français, nombre d'entre elles proliférant très vite et occupant rapidement de vastes espaces marins. Ces espèces dites invasives, peuvent perturber de façon importante, voire irréversible, les équilibres écologiques, ce qui peut avoir des conséquences économiques graves. L'algue Caulerpa taxifolia, qui investit peu à peu les fonds du littoral méditerranéen, français en particulier, sans que l'on puisse l'arrêter, en est un excellent exemple.