Adaptation des techniques culturales aux plantes importées en période gallo-romaine en fonction de leur origine écologique (à paraître)
2010
Michel Guignard, Véronique Guignard

Extrait de : "Plantes et animaux voyageurs (édition électronique)"
sous la direction de Marie-Françoise Diot ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Rémi Coutin, Jean-Loup d’Hondt, Patrick Geistoerfer, Sylvie Friedman, Jean Laporte-Cru et Jean Claude Aniosbehere, Sophie Miquel et Nicolle Maguet, Michel et Véronique Guignard, Bruno de Foucault et Jean-René Wattez, Magali Chacornac-Ruault et Anne-Marie Semah, Carmen Scarlat et Célie Signorini, Brigitte Naviner

Paris, Éditions du CTHS
2010
p. 67-72
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Par quels moyens a-t-on pu cultiver sous nos climats des plantes venues d’un milieu très différent du nôtre apportées par les voyageurs ? Grâce aux échanges commerciaux, aux voyages, aux migrations de population, la période gallo-romaine marque une étape importante dans l’arrivée de nouvelles plantes qui demandent des soins spécifiques en raison de leur origine écologique (steppe, montagne, plaine...). Les sources historiographiques (agronomes romains, traités de cuisine) complétées par l’archéologie nous informent sur l’évolution de l’outillage, les techniques culturales, les nouvelles plantes introduites. Après avoir indiqué l’origine de ces espèces, nous parlerons de notre expérience qui a consisté pendant dix ans à les cultiver dans le jardin botanique de Limeuil en utilisant rigoureusement les techniques, les espèces et les outils connus à cette époque. Nous démontrerons que souvent les gestes des jardiniers servent à remettre la plante dans ses conditions d’origine pour qu’elle puisse prospérer.