Pomme de terre voyageuse et conquérante (à paraître)
2010
Carmen Scarlat et Céline Signorini

Extrait de : "Plantes et animaux voyageurs (édition électronique)"
sous la direction de Marie-Françoise Diot ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Rémi Coutin, Jean-Loup d’Hondt, Patrick Geistoerfer, Sylvie Friedman, Jean Laporte-Cru et Jean Claude Aniosbehere, Sophie Miquel et Nicolle Maguet, Michel et Véronique Guignard, Bruno de Foucault et Jean-René Wattez, Magali Chacornac-Ruault et Anne-Marie Semah, Carmen Scarlat et Célie Signorini, Brigitte Naviner

Paris, Éditions du CTHS
2010
p. 95-111
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les plantes voyageuses, venant de pays lointains, ne font pas le trajet seules ; elles emportent parfois avec elles leur nom d’origine. Ce n’est pas toujours le cas : pour la pomme de terre (Solanum tuberosum L.), par exemple, on est bien loin de pápa, son nom quechua originel, rapporté de la Cordillère des Andes par les conquistadors. Nous nous proposons, lors d’un périple linguistique, de réaliser une analyse motivationnelle de quelques dénominations de ce tubercule dans diverses langues du monde, officielles, régionales ou dialectales. Les appellations peuvent être en rapport avec sa dénomination initiale, ou des créations lexicales nouvelles rendues nécessaires par l’arrivée de ce légume, devenu essentiel dans l’alimentation des animaux d’abord et des hommes ensuite.