Les correspondances comme autobiographies ? Les lettres épiscopales dans le monde byzantin
2011
Benjamin Moulet

Extrait de : "Entre mémoire et histoire : écriture ordinaire et émergence de l'individu (édition électronique)"
Sous la direction de Nicole Lemaitre et Sylvie Mouysset
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Éditions du CTHS
2011
p. 25-36
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le genre épistolaire est très répandu dans le monde byzantin, particulièrement aux IXe-XIIe siècles, puisque l’on conserve environ deux mille lettres réparties dans une trentaine de collections principales. Parmi ces lettres, beaucoup sont l’oeuvre d’évêques. À travers l’étude de quelques-uns de ces corpus – en particulier les correspondances d’Ignace de Nicée, de Léon de Synada, de Jean Mauropous d’Euchaïta et de Théophylacte d’Ochrid –, on s’attachera
à étudier les informations que les auteurs fournissent sur leur vie ou leur carrière, tout en essayant de déceler le vraisemblable de l’imaginé. Les lettres sont en effet l’occasion pour certains d’écrire, ou de réécrire, leur vie : derrière la rhétorique ou les messages politiques
revendicateurs de certaines lettres, les auteurs donnent une image d’eux-mêmes qui peut être parfois éloignée de la réalité.