Le for privé dans la correspondance officielle au XVIe siècle. Le cas de cardinal d'Armagnac (1530-1585)
2011
Nicole Lemaitre

Extrait de : "Entre mémoire et histoire : écriture ordinaire et émergence de l'individu (édition électronique)"
Sous la direction de Nicole Lemaitre et Sylvie Mouysset
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Éditions du CTHS
2011
p. 37-49
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Il est particulièrement difficile de saisir ce qui tient du privé dans une correspondance diplomatique ou administrative dans la première modernité car il n’y a pas de séparation entre privé et public. L’un et l’autre type de renseignement est d’ailleurs prévu dans les premiers
manuels de correspondance. Comment les individus appliquent-ils ces règles ? On examinera l’évolution de la notion de privé à travers la vie longue et variée de Georges d’Armagnac, à la fois homme d’Église, ambassadeur du roi en Italie et du pape en Avignon, lieutenant du roi dans le Midi pendant les guerres de Religion. On comparera chaque fois que possible ses notations d’ordre privé avec ce que font ses homologues (cardinaux Tournon et Du Bellay, Marc-Antoine Muret, Théodore de Bèze, Philippe Duplessis-Mornay...), les rois et les princesses
de son temps.