Analyser pour réformer : Joseph Rainer, archiduc d’Autriche (1783-1853)
2011
Fanny Billod

Extrait de : "Entre mémoire et histoire : écriture ordinaire et émergence de l'individu (édition électronique)"
Sous la direction de Nicole Lemaitre et Sylvie Mouysset
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Éditions du CTHS
2011
p. 221-235
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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L’archiduc d’Autriche, Joseph Rainer (1783-1853), frère de l’empereur François Ier et vice-roi du royaume de Lombardie-Vénétie de 1817 à 1848, a forgé son expérience au sein des institutions ,centrales de la monarchie de 1805 à 1809, en y exerçant les fonctions les plus significatives. Rainer est un fin connaisseur de la monarchie, qu’il a parcourue de 1804 à 1809. Ses legs referment le journal de 1806 sur la Bohême, une enquête topographique et statistique sur les manufactures. Son expérience sur le terrain et au coeur des rouages institutionnels débouche sur deux plans de réformes en 1808 et 1809. Ces sources nous permettent de revenir sur les fondements intellectuels et les méthodes de travail de l’archiduc. Les principes mercantilistes, caméralistes, physiocrates, l’économie politique, mais aussi son statut d’archiduc guident sa perception, orientent ses attentes. Reprenant la politique de centralisation de la monarchie
autrichienne de l’époque précédente, il la dépasse néanmoins grâce aux idées d’économie politique libérale. Ses réformes visent l’unité institutionnelle de la monarchie autour du Conseil d’État et l’assainissement des finances. L’historiographie, paradoxalement, a accordé peu d’attention à ce personnage, auquel il convient de redonner la place qu’il mérite.