« Une Raison si fort sœur de la folie » : une fête révolutionnaire à Colmar selon Octavie de Berckheim
2011
Laure Hennequin-Lecomte

Extrait de : "Entre mémoire et histoire : écriture ordinaire et émergence de l'individu (édition électronique)"
Sous la direction de Nicole Lemaitre et Sylvie Mouysset
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Éditions du CTHS
2011
p. 307-318
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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En inaugurant une ère de changements, la Révolution française a suscité de nombreuses réflexions. Octavie de Berckheim exprime alors son intimité, dans la solitude de l’écriture. Son for intérieur met également sur le devant de la scène intime, la sphère publique, lors de la genèse de la période contemporaine dans une région frontière, l’Alsace.
L’aînée des célèbres demoiselles de Berckheim raconte la fête de la Raison du 6 décembre 1793 à Colmar. Le 10
décembre 1793, la jeune fille utilise son journal pour livrer cet événement marquant de son existence. L’explicitation de son analyse de la fête républicaine permet de montrer que l’intime peut refléter le public, se mêler à lui pour réaliser une synthèse historique tout à fait originale. Cette jeune noble est partagée face à cette fête révolutionnaire, à l’image de la population. Sa description critique est désapprobatrice et enthousiaste. Sa vision antagoniste détaille les aspects positifs puis négatifs des festivités.