Le tombeau de l’évêque Secundus dans la citadelle d’Ammaedara (à paraître)
2011
Hélène Jacquest

Extrait de : "Honorer et commémorer les morts (édition électronique)"
Sous la direction de Henri Bresc ; 134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009

Catherine Cousin, Philippe Mauget, Mireille Corbier, Hélène Jacquest, Noémi Colin, Jean-Loup Lemaitre, Jean-Pierre Brelaud, Père Nicolas Risso, Régis Bertrand, Bernard Cherubini, Marie-Noële Denis, Jean-Paul Pellegrinetti et Georges Ravis-Giordani, Méryl Sill, Nicolas Fasseur, Emmanuel Chevet

Éditions du CTHS
2011
p. 74-90
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les travaux menés entre 1997 et 2003 sur le site de la basilique n° 7 dans la citadelle byzantine d’Ammædara en Afrique antique ont abouti à la découverte de structures monumentales ajoutées à la construction du sanctuaire, dans une phase qui correspond certainement au deuxième état de ses aménagements liturgiques. Il s’agissait d’un petit cimetière installé sur le parvis comptant une douzaine de tombes dont la plupart suivait une stricte orientation perpendiculaire à l’axe de l’église. Une seule d’entre elles à l’extrémité se distinguait sur un axe différent, surélevée et abritée dans une sorte de petit monument (comparé par Fr. Baratte à un enfeu). La dalle était découpée laissant voir l’intérieur du caveau, mais épargnant la gravure de l’épitaphe dont le formulaire comportait une citation du livre de Job (19, 25-26) en latin et identifiait le défunt : l’évêque Secundus. La place dévolue au tombeau bien campé sous un porche et le choix original de cette citation biblique traitant de la Résurrection des morts qui n’avait jamais été employée auparavant en Afrique laissent apprécier la personnalité du défunt honoré du titre de beatissimus lequel n’était pas inconnu des recherches les plus récentes sur le site.