L’apothéose de Jacques Delille : son enterrement et son tombeau (1813)
2011
Régis Bertrand

Extrait de : "Honorer et commémorer les morts (édition électronique)"
Sous la direction de Henri Bresc ; 134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009

Catherine Cousin, Philippe Mauget, Mireille Corbier, Hélène Jacquest, Noémi Colin, Jean-Loup Lemaitre, Jean-Pierre Brelaud, Père Nicolas Risso, Régis Bertrand, Bernard Cherubini, Marie-Noële Denis, Jean-Paul Pellegrinetti et Georges Ravis-Giordani, Méryl Sill, Nicolas Fasseur, Emmanuel Chevet

Éditions du CTHS
2011
p. 142-158
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Qui connaît encore Jacques Delille (1738-1813) ? Il fut le poète français le plus admiré et vénéré des temps du néoclassicisme. Les rédacteurs du Laffont-Bompiani affirment que « ses funérailles furent un hommage spontané et unanime de toute la nation ». Elles contribuèrent à la mise au point d’un processus de glorification publique d’un homme illustre par une pompe funèbre d’exception qui culminera à la fin du siècle avec l’enterrement d’un autre poète, Victor Hugo.
Delille a été enterré au Père-Lachaise dans un tombeau toujours visible, hors du commun. Il est au centre d’un jardinet – le seul enclos que les plans anciens indiquent - qui a commandé la viabilisation de cette partie du cimetière. Conçu sur le modèle du mausolée antique, il donne accès à une chambre funéraire où se trouve le sarcophage du poète. Les textes et gravures qui attestent qu’il fut lieu de pèlerinage et de mémoire témoignent de l’apogée et du déclin de la gloire du « Virgile français ».