La commémoration est une fête : journées des pionniers, rassemblements de familles-souches en Acadie, au Québec et en France
2011
Bernard Cherubini

Extrait de : "Honorer et commémorer les morts (édition électronique)"
Sous la direction de Henri Bresc ; 134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009

Catherine Cousin, Philippe Mauget, Mireille Corbier, Hélène Jacquest, Noémi Colin, Jean-Loup Lemaitre, Jean-Pierre Brelaud, Père Nicolas Risso, Régis Bertrand, Bernard Cherubini, Marie-Noële Denis, Jean-Paul Pellegrinetti et Georges Ravis-Giordani, Méryl Sill, Nicolas Fasseur, Emmanuel Chevet

Éditions du CTHS
2011
p. 159-174
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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La commémoration des morts en Amérique du Nord, au Québec et en Acadie, en France, peut être celle des pionniers fondateurs d’une paroisse, d’un village, acteurs importants de la structuration de la vie sociale et économique d’une région, mais aussi ancêtres fondateurs d’une lignée qui trouve son origine en Europe, en France, dans quelques lieux d’origine de ces familles de pionniers. La commémoration d’un patronyme, l’inauguration d’un mémorial, la journée des pionniers d’un festival d’été du Québec sont autant de variantes de l’hommage rendu à des familles très connues ou moins connues de l’histoire migratoire et coloniale entre la France et l’Amérique du Nord. L’ethnologie utilise volontiers le modèle théorique de la fête pour étudier ces cérémonies de commémorations qui concernent les ancêtres d’une communauté, au Québec, en Acadie, et dans les régions d’origine de ces familles en France. Ce modèle de la fête est en particulier fort utile pour comprendre les liens tissés entre l’identité locale et l’identité familiale, l’évolution de la fête populaire acadienne et québécoise, les enjeux économiques et touristiques du développement de ces activités de commémoration.