Histoire de la pensée géographique (volume 2)
Titre original: Traces on the Rhodian Shore - 2002
Volume 2 - Conception du monde au Moyen Âge
Clarence J. GLACKEN, Tina JOLAS (trad.), Philippe PINCHEMEL (dir.) et Danielle LECOCQ (préf.)
ISBN : 978-2-7355-0476-3
319 p. | 12 x 18,5 cm | br.
Collection : CTHS Format
N° dans la collection : 43
Code Sodis : F30424.7
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Ce volume représente la deuxième partie d'un ouvrage, qui en comprend quatre, publié en 1967 sous le titre Traces on the Rhodianshore et sous-titré Nature and culture in western thought from ancient times to the end of the eighteenth century.
L'auteur développe trois thèmes essentiels que les savants, les philosophes, les théologiens n'ont cessé d'aborder depuis les origines de l'humanité :
- le thème d'une terre destinée à l'homme dessinée pour l'humanité,
- le thème des influences de l'environnement terrestre sur les peuples,
-le thème de l'action géographique des hommes, de la transformation humaine de l'interface terrestre.
A travers cet ouvrage très facile de lecture, grâce à sa culture, à sa hauteur de vue mais aussi à son amour de la terre et de ses habitants, Clarence Glacken livre une passionnante histoire de la pensée géographique, historique qui par certains aspects acquiert une étonnante actualité.
Table des matières :
Présentation - p. 7 Préface - p. 13 Essai introductif - p. 19 Abréviations - p. 37 5. La Terre, Demeure de l'homme - p. 41 1. Le premier âge patristique - p. 41 2. Origène - p. 53 3. Philon d'Alexandrie et la littérature... (lire la suite...)
Table des matières au format PDF.
Comptes rendus parus dans la presse :
Trait d’Union Bulletin de l’Association des Professeurs de géographie en classes
25/11/2002 - MCD pour "Trait d'Union"
Lectures
Bulletin de l'Association des Professeurs de géographie en classes préparatoires aux grandes écoles, n°67, novembre 2002

Philippe Pinchemel édite et présente la suite de la traduction d'un ouvrage publié en 1967 du géographe américain, Clarence J. glacken (1909-1989), professeur à Berkeley (Université de Californie). Il s'agit de la seconde partie d'une oeuvre monumentale (763 p. !) qui en comprend quatre, parue sous le titre Traces on the Rhodianshore et le sous-titre Nature and Culture in western thought from ancient times ti the end of the eighteenth century.
Ce 2ème tome est préfacé par Danielle Lecoq. Il met l'accent sur le regard posé par le Moyen-Age sur la nature et analyse les rapports entre religion, action humaine et effets sur la nature à travers les grands défrichements. Il prend ses exemples dans les lieux les plus divers y compris les vallées alpines comme la vallée de l'Ubaye (p.301).
Bref, un ouvrage au carrefour de la géographie, de l'histoire, de la philosophie et de la théologie.

Annales de géographie
25/11/2002 - J.-F. Staszak pour les Annales de géographie, n°626, 2002, pp.436-437
Comptes rendus
Extraits :

Il est rare que l'on traduise en français des ouvrages de sciences humaines parus en anglais - pour ne rien dire des autres langues. C'est encore moins fréquent quand il s'agit de géographie. Il faut donc rendre hommage à Philippe Pinchemel pour avoir entrepris l'édition de longue haleine d'un texte fondamental en histoire de la géographie, celui de Clarence J. Glacken (1909-1989). On l'attendait comme le messie, et il a fallu 33 ans pour que le premier tome paraisse enfin : Traces on the Rhodianshore date de 1967. Tel est le titre énigmatique d'un ouvrage monumental de 800 pages qui retrace l'histoire de la pensée géographique occidentale, des origines grecques jusqu'au XVIIIè siècle.
(...) La qualité de l'ouvrage tient à l'érudition et à la grande culture de l'auteur, mais aussi à l'esprit de synthèse qui lui permet de mettre en perspective quatre millénaire d'histoire des idées, dans un style lumineux et avec une clarté d'exposition qui forcent l'admiration.
(...) Cet ouvrage de référence est indispensable à la bibliothèque de tout géographe.
Le livre est daté. Non qu'il soit dépassé en termes d'épistémologie ou d'histoire des sciences : simplement, sa bibliographie, qui n'a pas été réactualisée par les éditeurs (tache impossible, convenons-en), ne mentionne pas de titre postérieur à 1969. Au delà - et plus fondamentalement -, le choix de dresser une histoire de la pensée géographique en s'attachant à la façon dont les sociétés ont conçu leur rapport à leur milieu ne correspond pas à la définition actuelle de la discipline : pour beaucoup de géographe, celle-ci a pour objet l'étude de l'organisation de l'espace. (...) Passé dont on ne saurait faire pourtant table rase : n'est-ce pas en se fondant sur une histoire des idées, dont Glacken montre toute la richesse, la complexité et la dimension contextuelle, que l'on peut réfléchir aujourd'hui sur les rapports de nos sociétés à leurs "natures" ? En ce sens, le travail de Glacken n'a jamais été plus actuel, et cette traduction arrive à point.