Les monuments aux morts en Alsace
2011
Marie-Noële Denis

Extrait de : "Honorer et commémorer les morts (édition électronique)"
Sous la direction de Henri Bresc ; 134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009

Catherine Cousin, Philippe Mauget, Mireille Corbier, Hélène Jacquest, Noémi Colin, Jean-Loup Lemaitre, Jean-Pierre Brelaud, Père Nicolas Risso, Régis Bertrand, Bernard Cherubini, Marie-Noële Denis, Jean-Paul Pellegrinetti et Georges Ravis-Giordani, Méryl Sill, Nicolas Fasseur, Emmanuel Chevet

Éditions du CTHS
2011
p. 177-184
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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L’émotion provoquée par les deux millions de morts de la guerre de 1914-1918 a engendré la mise en œuvre de différentes actions destinées à perpétuer leur souvenir. Ainsi prendra naissance, dès 1921, un grand mouvement de construction de monuments aux morts, alors que la date du 11 novembre sera retenue pour la commémoration de ce sacrifice.
Dans cet ensemble, l’Alsace, du fait de son appartenance à l’Empire allemand de 1871 à 1918, occupe une place à part. Ses soldats, pour une large part, ont combattu sous l’uniforme allemand. De ce fait, ses monuments aux morts, à caractère essentiellement religieux et funéraire, rendent hommage à des « victimes » et non à des « héros », et tentent de restituer à chaque soldat sa place dans la communauté des morts et des vivants, aussi bien par les listes gravées dans la pierre que lors de l’appel des noms, chaque année, au cours de la cérémonie du 11 novembre.